En permettant aux bénéficiaires burundais de parler de leurs préoccupations concernant leur vie future et leurs ambitions, la vulgarisation du livre « Introduction d’Ayn Rand a donné un espace de la fusion des arguments dont les Burundais ont besoin pour créer un monde dans lequel leurs efforts sont valorisés, et non dénigrés ou exploités.

Autour des débats, il s’est avéré que la liberté pour Rand, est essentielle à la survie, au progrès humain et à la compréhension objective de l’espèce humaine et du monde objectiviste. Ainsi, alors que de nombreux philosophes se concentrent sur un seul élément, pour Rand, ils font partie intégrante d’un système global, qu’elle a appelé « Objectivisme ». 

Pourquoi la pensée de RAND ?

Gaston Sindayigaya du CDE Great Lakes, facilitateur des débats autour du livre ‘’Introduction d’Ayn Rand’’, souligne que pour comprendre l’objectivisme, il suffit de commencer à comprendre l’existence d’un monde réel en dehors de nous, qui continuerait d’exister même sans nous. « Nous pouvons apprendre à connaître la nature et le fonctionnement de ce monde, mais seulement si nous pensons objectivement. Cela signifie commencer par les faits bruts de nos perceptions et utiliser la raison pour les comprendre, et construire une vision du monde cohérente sur eux », souligne-t-il.

Si les gens savent comment fonctionne le monde, ils trouveront la meilleure façon de se comporter pour y arriver. Cela leur donne une nouvelle façon de déterminer ce qui est moralement juste ou erroné, et politiquement viable ou inapplicable, non pas sur la base traditionnelle de la religion, de l’émotion ou de l’autorité, mais sur la base objective de la raison.

« Les idées d’Ayn Rand donnent un aperçu général sur la réalité, la connaissance, la morale, la politique, les questions publiques, l’économie, l’art, et la littérature. D’après elle, toutes ses disciplines sont intimement liées pour la compréhension du monde qui nous entoure. Bref, c’est un livre aspirant à exceller, à nourrir l’estime de soi et l’esprit créatif pour atteindre le plein potentiel », indique le facilitateur du livre, Gaston Sindayigaya.

Pour travailler, les esprits créatifs doivent être libres d’interagir avec le monde, de raisonner, d’apprendre, d’identifier et de servir nos besoins et nos valeurs. Gaston Sindayigaya martèle que pour comprendre notre existence, les idées d’Ayn Rand montrent sa compréhension de la réalité et de la nature humaine, ses conclusions sur la connaissance, la moralité, la politique, l’économie, le gouvernement, les questions publiques, l’esthétique et la littérature, comme étant intimement liés.

Un pari gagnant pour le livre

Dans toutes les séances d’animation sur l’introduction d’Ayn Rand, les participants tant du monde estudiantin, académique, journalistique, les différents cadres du secteur public et privé, ont tous apprécié les idées d’Ayn Rand et sa vision du monde « objectiviste ».

Jules Niyokwizera, un étudiant du troisième baccalauréat en science sociale à l’Université du Burundi qui a participé dans une science de vulgarisation du livre, affirme que la pensée de Rand l’a transformé dans sa façon de vivre : « Le programme de l’IEA à travers la vulgarisation du livre « Introduction d’Ayn RAND » m’a permis de comprendre tant de choses en rapport avec la réalité du monde dans lequel je vis. Selon les écrits de Any Rand, j’ai pu comprendre qu’il faut être doué ou s’intéresser de toutes les sciences. Ensuite, il ne faut pas ignorer ou dévaloriser les artistes ou les sciences artistiques, car ce sont ceux-là qui sont capables de manifester la vraie vie d’une société. La philosophie d’Any Rand m’a transformé pour devenir un bon citoyen qui est rationnel et qui n’est pas conduit par l’émotion, mais qui est conduit par la raison ».

Dans l’unanimité, partout où le programme a passé sur le territoire burundais, l’audience a apprécié d’avoir eu cette chance de connaître les idées et la vision d’Ayn Rand, ainsi que la compréhension de la nature humaine. Les bénéficiaires ont suggéré d’étendre ce programme d’IEA dans toutes les écoles secondaires du pays, les universités publiques et privées de la région francophone, ainsi que les institutions publiques et privées au niveau national, régional et continental.

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