Les cas de choléra au Burundi ne cessent d’augmenter. A l’origine, l’eau propre manque cruellement. Alors que la distribution de l’eau fait face à un monopole sans précédent, au même titre que d’autres produits stratégique, notre collègue Eloi Pascal Uwimana de Students for Liberty prône le marché libre comme solution. Coup de Projecteur.

Le 5 septembre 2023, une épidémie de choléra a été déclarée au Burundi par le ministère de la Santé Publique et de la lutte contre le Sida avec 12 cas recensés. En janvier 2023, une autre épidémie de choléra avait été déclarée. Le manque criant d’eau potable est le plus incriminé comme cause de cette épidémie. Ces propos sont corroborés par l’Organisation Mondial de la Santé qui affirme que les épidémies de choléra sont imputées d’une majeure partie à l’inaccessibilité à l’eau potable.

Et c’est la réalité. Le manque en eau potable reste un défi majeur au Burundi. Pourquoi cette inaccessibilité ? Qui se charge du réseau de distribution d’eau potable ? Comment se fit-elle ? Qu’en est-il de la qualité de l’eau utilisée par la population ? tant des questions face à cette situation.

Le monopole comme le grand mal

Depuis 1962, la distribution de l’eau au Burundi est assurée par une et une seule société gouvernementale qui est la Regideso qui monopolise la distribution de l’eau potable dans tout le pays. Paradoxalement, plus de 60ans en action, la Regideso n’a pas pu relever le défi et subvenir aux besoins de la population en matière de distribution de l’eau potable, malgré l’abondance en eau douce au Burundi. En effet, 73.8% des burundais vivants dans les milieux ruraux n’ont pas accès à l’eau potable alors que 91.1% de la population urbaine ont accès l’eau potable mais ceux-ci sont souvent victime de coupures d’eau incessantes.

Le monopole avec ses conséquences de pénurie et d’inflation se font également remarquer dans la plupart des grosses sociétés étatiques ou paraétatique de productions burundaise comme le sucre avec la SOSUMO, la bière avec la BRARUDI, le Ciment avec BUCECO, l’engrais avec FOMI, sans oublier le thé avec l’OTB et le café avec ODECA.

Après tout cela, il est légitime de se demander si le gouvernement est conscient des conséquences de cette politique protectionniste ou s’il a choisi de regarder ailleurs, et laisser l’économie nationale sombrer petit à petit. Cela taraude mon esprit, et je me demande quand est ce que le pays va libéraliser l’économie et laisser le marcher se réguler lui-même.

Le marché libre comme solution

Comme le dirait Frédéric Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Lorsqu’il s’agit du protectionnisme, la protection des entreprises et des emplois locaux, la diminution de la dépendance aux entreprises étrangères sont la partie émergée de l’iceberg que l’on voit. Mais, la succession des épidémies de choléra dans un pays riche en eau douce, la pénurie ou la hausse des prix des produits de consommation et des services, sont la partie immergée que l’on ne voit pas.

Credit photo: RPA

 

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